Quand le design condamne et éradique

Couleurs vives, arabesque, motifs... l'ornement est naturellement partout. Que ce soit dans la manière d’agrémenter nos corps, d’embellir nos maisons ou encore de fleurir nos villes ; pourtant, au début du XXe siècle, une forte conviction se développe... l’ornement doit disparaître.

L'exposition "L'ornement est un crime" raconte en 10 sections l'histoire d'une disparition. En 1908, l’architecte et designer Adolf Loos publie "Ornement et crime", violent pamphlet contre "le fléau ornementaliste de l’art". Considéré comme inutile, bourgeois et primitif, l’ornement est alors "une survivance du passé" qu’il faut éradiquer.

Il se heurte à une société en pleines mutations : reconstruction et pénuries après la Seconde Guerre mondiale, industrialisation de l'Occident, évolution des manières de consommer... Dans les années 1950, l’idéologie fonctionnaliste culmine.

Certains, tel Dieter Rams, plaident pour un design d’une sobriété absolue. Pourtant, des voix s’élèvent déjà contre le fonctionnalisme froid, symbole d’une modernité devenue quelconque et des effets pervers de la société de consommation. La pop-culture et le mouvement hippie viennent alors jouer un rôle décisif.

COMMISSARIAT

Portrait d'Agnès Lepicard

Agnès Lepicard
Conservatrice du patrimoine du MAMC+
Responsable du département des Collections

"Une chaise surchargée d’ornements n’est plus une chaise ; c’est une "intention décorative en forme de chaise". Quand une chaise est vraiment et complètement ornementale, on ne peut plus s’assoir dessus."
Le Corbusier

Une exposition en 10 sections

De grands noms du design

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