Autour de l'exposition "Après l'école"

Octave Courtin, Bourdons, (20 minutes) : l’étrange univers artistique d’Octave Courtin est sculptural et performatif. Pour qu’il s’anime, il faut qu’un corps (l’artiste) l’actionne. Ses objets ressemblent à des cornemuses. Dans Bourdons, l’artiste les gonflent d’air puis, des poids sont disposés sur les poches, expulsant l’air. des sons continus s’en dégagent et se superposent. Ces souffles musicaux produisent une stupéfiante symphonie laissant à chacun la possibilité d’éprouver l’écoulement du temps. "Le son ne s’écoute pas qu’avec les oreilles, mais aussi avec tous les autres sens, avec le corps tout entier".

Anaïs Marion, Show me the way, (40 minutes) : des narrations enchevêtrées retracent l’histoire d’amour de Lénine avec la révolutionnaire féministe française Inès Armand et les rencontres de l'artiste avec des statues qui le représentent, leur histoire, leur conservation ou leur destruction. Toutes mettent en jeu des gestes de la main, le sens de toucher. Disséquer ces corps de bronze à la recherche des corps de chair fait écho à l’ambivalence de notre rapport aux figures de pouvoir, les relations d’amour et de haine que nous entretenons avec elles.

Flore Saunois, Sull’orlo - rebord immense des choses, (20 minutes) : pièce sonore dont la matrice est un texte spatialisé, Sull’orlo - rebord immense des choses étire et déploie des états de latence, des chutes en suspens – espaces liminaires, aux confins entre possibles et réalité.